Parlons en

Dire plus facilement non à ses enfants

Un enfant, la plupart du temps, est un trésor pour ses parents. Tant mieux ! Mais, parfois, les parents n’osent pas dire non à leur progéniture qui devient alors de plus en plus incontrôlable. Comment réagir pour cadrer un enfant ? Comment se faire obéir ?

Ordonner, ce n’est pas être tyrannique

Certains parents ne parviennent pas à se faire obéir de leurs enfants. Quand ils donnent ce qui devrait être un ordre comme  » va te coucher « ,ou encore  » va te laver les mains « , on a l’impression en les entendant qu’ils leur demandent plutôt un service personnel. Dans le ton de leur voix on entend  » s’il te plait, soit gentil, va te laver les dents… « 
Alors que pour les parents sachant se faire obéir, le ton de la voix est totalement différent. On perçoit bien qu’il s’agit d’un ordre, un point c’est tout.
L’enfant l’entend très bien. Il faut savoir que votre enfant perçoit sans problème l’existence d’une faille dans la qualité de votre certitude de parent à être obéi.


Pourquoi certains se font-ils entendre et d’autres pas ?

Les parents qui ne savent pas se faire obéir, ont l’impression que diriger, commander l’enfant, c’est mal. Ils sont persuadés que lui donner un ordre c’est peut-être l’humilier, le brutaliser, être tyrannique. Que cela finit même par lui faire penser qu’on ne l’aime pas. Le mot est lâché, la peur des parents. La peur des parents sans autorité, c’est de ne plus être aimé de leurs enfants. Ce qui pour eux est logique, puisqu’ils veulent commander, le brutaliser en les obligeant à se coucher ou à se laver les dents. Vous avez l’impression que c’est une exagération ? Pas du tout. Ces parents n’ont pas conscience de ce mécanisme, mais il est bien à l’œuvre en eux.

Se faire obéir aide à cadrer son enfant

Pour se sortir de ce fonctionnement quand on y est enfermé, il est essentiel d’en prendre conscience :  » c’est ma peur de ne pas être aimé qui m’empêche de cadrer mon enfant « .
Abandonnez ces croyances erronées.

Un parent qui aime son enfant doit être son éducateur. Il doit l’aider à se cadrer, à savoir supporter certaines règles de vie en communauté. Il doit même lui apprendre à savoir les intégrer pour devenir capable, plus tard, de se fixer des buts et les atteindre, c’est-à-dire de se cadrer lui-même. Et surtout d’être préparé aux contraintes de la vie en société. Alors, quand votre enfant est en train de trépigner, refusant de se laver les dents, vous pouvez bien sûr commencer par lui expliquer ce qu’est une carie et pourquoi il faut se laver les dents tous les soirs. Mais il est possible que cela ne suffise pas. Il a beau comprendre, s’il est très jeune, il est incapable de se fixer une obligation. C’est ainsi, et c’est à vous de palier cette incapacité, c’est à vous d’être son tuteur pour qu’il apprenne. C’est votre rôle, et c’est même votre devoir de parent. Pendant que votre enfant hurle et proteste, alors que vous lui imposez le lavage des dents, observez-vous de loin. Vous êtes en train de l’aider à grandir, à lui apprendre que dans la vie, il y a des obligations, vous êtes en train de l’aider à se construire une structure intérieure solide. C’est un service que vous lui rendez, et non un mauvais traitement que vous lui appliquez. Quand vous aurez réellement conscience de cela, vous n’aurez plus peur de ne pas l’aimer en le grondant, vous n’aurez plus peur qu’il ne vous aime plus. Vous percevrez que c’est en le grondant, si nécessaire, que vous l’aimez. Jouez votre rôle de parent comme celui d’un héros. Et être parent au quotidien relève d’une forme d’héroïsme, car il est beaucoup plus facile de faire des câlins que de taper du poing sur la table. Lorsque vous faites votre devoir de parent vous pouvez donc légitimement en être fier.

En fait, en pensant que si vous réprimandez votre enfant, vous ne faites pas preuve d’amour à son égard, vous souffrez de distorsion cognitive. Autrement dit : Ce que vous pensez est faux.

Bien au contraire, c’est en ne le cadrant pas que vous le faites souffrir.

Soyez perspicace et évitez de vous fier à l’apparence, à la surface des choses. Votre petit chéri a l’air de souffrir ? Sans doute un petit peu, mais infiniment moins que si vous ne lui appreniez jamais la discipline. Alors, redressez vos cognitions, vos pensées et vous observerez très vite que si le ton de votre voix est ferme quand vous voulez vraiment être obéi, vous ne verrez plus de réactions de revendication, car votre enfant ne percevant plus de faille acceptera très bien votre discipline de fer !

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A quoi sert la culture générale ?

« Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien », postulait Socrate, il y a 5000 ans devant ses élèves. Les fainéants ne voient là qu’une raison supplémentaire d’entretenir leur ignorance et les curieux d’en savoir toujours davantage.

L’acquisition de la culture générale commence à la petite école mais ne s’arrête pas  à la fin des études et, comme son nom l’indique, elle n’a pas de limite en terme de quantité. Le point de vue socratique n’a aujourd’hui rien perdu de sa pertinence. C’est l’affaire de votre curiosité et des choix intellectuels que vous souhaitez privilégier. La culture générale est le descriptif du monde qui nous entoure. Plus celle-ci est étendue, plus nous pouvons évoquer ce monde. Moins on en dispose, plus ce monde nous paraît étranger, moins notre esprit est «  ouvert  ».

La culture générale est une succession de repères nécessaires à une compréhension saine de la vie quotidienne. Loin est l’idée de briller en société en émettant un avis sur tout et son contraire, comme Pangloss dans le « Candide » de Voltaire. Il s’agit plutôt d’éclairer ses propres méninges afin d’éviter de se sentir démuni face à une information, un fait ou une situation. La culture générale, c’est en fait un bon outil pour développer estime de soi et confiance, mener une vie heureuse en évitant de nous sentir à l’écart et laissé pour compte. Un investissement personnel profitable

On est capable d’améliorer sa culture générale à chaque instant de la vie. Hors de question d’ingurgiter des tonnes de faits, de dates ou de données. Il est surtout important de posséder des repères à travers des notions élémentaires. Ces notions-là sont souvent celles que la plupart des gens ignorent, par simple désintérêt mais plus souvent par paresse. Ne pas savoir ne constitue pas un crime de lèse-intelligence, au contraire, c’est un bon point de départ pour enrichir sa culture. Rousseau disait : « On ne s’égare point parce qu’on ne sait pas, mais parce qu’on croit savoir. »

La plupart des individus confondent instruction, culture et culture générale, négligeant l’aspect concret et pas nécessairement théorique du troisième. Sans en avoir conscience, le fan de foot ou le cinglé de mécanique possède un savoir qui peut se révéler profitable hors des stades et des garages ! Ce sont de petits riens qui composent la vraie culture au sens large. Additionnées et enchaînées les unes aux autres, ces notions diverses et variées construisent un patrimoine de savoir propre à chacun d’entre nous. Surtout, la culture constitue la meilleure arme contre la bêtise et l’intolérance. Et, vous le constaterez si vous avez l’occasion de participer à des tests comme « Testez votre culture générale » : c’est un investissement personnel très profitable et valorisant, car il en reste toujours quelque chose…

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Petite expérience sur les conséquences du pouvoir

Les tortionnaires, souffre-douleur, soumis et indépendants. Vous connaissez sans doute cette expérience menée par des chercheurs avec des rats : Six rats dans une cage dont la seule issue donne sur une piscine qu’il est obligatoire de traverser si les rongeurs veulent accéder à la nourriture située dans un distributeur. Rapidement, les chercheurs ont constaté que les six rats n’allaient pas, en nageant tous ensemble, chercher leur nourriture.

Des fonctions sont apparues, que la petite communauté des rats avait spontanément mises en place : deux rats ne nageaient pas, se contentant d’exploiter deux autres rats qui nageaient et acceptaient d’être exploités, Un rat, nageait, mais pour son seul compte, un autre rat ne nageait pas et avait adopté le rôle de souffre-douleur pour le reste du groupe.

Les deux exploités allaient chercher de la nourriture en nageant sous l’eau. A leur retour dans la cage, les deux tortionnaires les frappaient, les agressaient, malgré leur résistance, jusqu’à ce qu’ils leur abandonnent la nourriture ramenée. Les pauvres exploités n’avaient le droit de se nourrir qu’une fois les deux tortionnaires repus. Les tortionnaires ne nageaient jamais, ils se contentaient d’exploiter les deux soumis. Celui qui nageait pour son compte était assez déterminé et confiant pour dissuader d’entrée les tortionnaires de s’en prendre à lui.

Le souffre-douleur, quant à lui, incapable de nager ou de se battre, se contentait de servir de punching-ball à tous les autres et pour se nourrir de ramasser les miettes que les combattants laissaient s’échapper. L’expérience fut reproduite dans plus de vingt cages différentes et ce fut le même schéma social qui se mit en place dans toutes les cages.

Mais, on, se rendit compte qu’en prélevant tous les tortionnaires et en les mettant ensemble, les même schémas se reproduisaient très rapidement : tortionnaires, soumis, indépendants, souffre-douleur.

Paradoxe, après analyse des cerveaux des rats, les traces de stress les plus fortes se trouvaient dans le cerveau des exploiteurs tortionnaires qui redoutaient de voir les autres rats cesser de leur obéir ou les indépendants prendre le pouvoir.

Les hommes appliquent très souvent les mêmes schémas en société. Mieux vaut donc s’appliquer à devenir indépendant. Cela à terme, conduit à moins de pression, moins de stress et une meilleure estime de soi. Seul problème, cela nécessite une pratique quotidienne, donc une motivation forte, assortie d’un courage qui se renforce peu à peu… avec la pratique.

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Personnes se dévalorisant et prétentieux

Culture et tendance

Chaque pays a ses modes de conditionnement culturels ; certains montrent une culture de la surestimation de soi, comme par exemple aux Etats-Unis, et d’autres pays comme la France ou l’Allemagne montrent une culture de la sous-estimation de soi. Ainsi, culturellement, les gens ont une tendance à se sous-estimer en France. Bien entendu, les racines de cette sous-estimation structurelle sont à chercher dans l’inconscient collectif, notamment dans une certaine tradition judéo-chrétienne de culpabilisation des gens, et de diabolisation de la prétention.

 » Il faut être modeste « . Voilà quel est le message français,  » ne pas être fier « . Et comme le disait Jules Renard : « Sois modeste, c’est le type d’orgueil qui dérange le moins ». Ce manque de fierté a dérivé au fil des siècleses en une culture de la dévalorisation de soi. D’ailleurs, on pourrait étudier le mythe de l’Etat Providence comme une conséquence naturelle de cette dévalorisation culturelle de soi.

Les deux conséquences sociales fâcheuses de la dévalorisation a priori de soi

Il est nécessaire de constater deux conséquences importantes et pourtant fort peu connues de la dévalorisation de soi :

1) la dévalorisation de soi est une habitude témoignant d’une perversion du concept de modestie ;

2) la dévalorisation de soi cache la vérité du monde en centrant tout autour de soi (syndrome de la  » pleureuse « ).

En effet, il faut le dire et le redire : la dévalorisation de soi n’a rien à voir avec la modestie. On est comme on est, et tout le monde a le droit d’être fier de ses accomplissements, quels qu’ils soient. Etre content de soi n’implique pas nécessairement se sentir supérieur aux autres. Ce raisonnement, trop souvent présent dans les couches inconscientes de l’esprit, est extrêmement néfaste à la personne elle-même en premier lieu, et, comme on va le voir, à la société, en second lieu.

Notons qu’il est normal que nous soyons parfois plus compétents que certains autres dans certains domaines. On pourrait trouver une parabole pour montrer la confusion entre dévalorisation de soi et modestie, avant de creuser la logique de la prétention en elle-même.

Le boulanger sait faire le pain et l’électricien sait faire une installation électrique. L’un et l’autre reconnaissent leurs compétences spécifiques sans pour autant tenter de se placer dans une échelle de valeurs morales, telle que :  » moi, le boulanger, je suis meilleur que toi, l’électricien « . Cette formulation n’a aucun sens, tout le monde le comprend.

Pourtant c’est souvent par peur de l’apparition de ce genre de phrase que les gens se dévalorisent et ne s’autorisent pas à reconnaître leurs accomplissements. C’est aussi par peur d’être taxé de prétentieux que les gens se dévalorisant naturellement, continuent de le faire. Dans ce dernier cas, notons que la dévalorisation de soi offre un confort certain : celui de savoir comment l’autre va réagir en provoquant une réaction standardisée chez lui qui vise à lui soutirer une reconnaissance, genre  » mais non, tu sais bien que tu vaux mieux que tu le dis « .

Logique de la prétention et logique de l’estime de soi

Pour commenter plus en détails le premier point, nous voyons que la dévalorisation de soi apparaît comme un symptôme nous montrant la trace d’une ancienne valeur morale qui est la  » modestie « . La logique de la prétention/modestie peut être rappelée pour mémoire afin de montrer qu’elle n’a rien à voir avec le fait de s’estimer soi.

La logique de la prétention s’exprime de la façon suivante :

  1. constat : j’ai accompli telle chose dont je suis fier ;

  2. généralisation : je suis très doué ;

  3. conclusion : tous les autres sont moins doués que moi.

On constatera que dans cette logique de la prétention, nous passons du constat à la conclusion par une phase de généralisation abusive. Il y a donc un vice de forme dans le raisonnement du prétentieux qui pense que parce qu’il a accompli une chose, il sait tout faire mieux que tout le monde.

Bien entendu, la logique de la dévalorisation de soi est la même que la logique de la prétention. Examinons l’exemple suivant :

  1. constat : j’ai accompli telle chose dont je pourrais être fier ;

  2. généralisation : être fier est mauvais car cela veut dire être prétentieux ;

  3. conclusion : je ne suis pas fier de ce que j’ai fait, je me dévalorise.

La généralisation est, ici, coercitive : on se force à rentrer dans un schéma moral qui prétend qu’être satisfait de ce qu’on a accompli est mauvais. Cette généralisation est donc abusive, elle aussi.

Notons que la conclusion est aussi comparable. Quand le prétentieux dit  » tous les autres sont moins doués que moi « , il utilise une tournure dans laquelle on trouve la notion de  » moi  » et la notion de  » tous les autres « . Je suis meilleur que tous les autres. La personne qui se dévalorise dira  » je suis plus mauvais que tous les autres « . Les mêmes globalisations sont présentes dans les deux exemples. La logique est identique.

Il est donc très amusant de voir que les prétentieux et les personnes se dévalorisant s’agitent dans le même espace, alors que les personnes se dévalorisant pensent juger moins que les prétentieux. C’est bien sûr faux. Le prétentieux est le miroir absolu de la personne qui se dévalorise. L’un ne va pas sans l’autre. L’un juge l’autre. Et une personne est souvent dans une relation sociale de prétentieuse d’un côté, et de personne se dévalorisant de l’autre.

La logique de la dévalorisation de soi est donc l’ombre de la logique de la prétention. Ainsi, quand nous avons utilisé en début d’article le terme de logique de prétention/modestie, le vocabulaire était faux : il faudrait parler de prétention/dévalorisation de soi.

Jusqu’ici, nous n’avons point rencontré la modestie.

L’ouverture de la logique de l’estime de soi

Revenons à la phase de généralisation du raisonnement prétentieux. Cette dernière est la source de l’erreur de raisonnement. Notons qu’elle est totalement optionnelle, et si on la retranche du raisonnement, on trouve la logique de l’estime de soi :

  1. constat : j’ai accompli telle chose dont je suis fier ;

  2. conclusion : je sais faire telle chose (sous-entendu sans mention particulière aux autres).

On notera d’ailleurs que l’estime de soi appelle d’autres clauses d’ouverture au monde et aux autres, comme dans l’exemple suivant :

  1. constat : j’ai accompli telle chose dont je suis fier ;

  2. conclusion : je sais faire telle chose ;

  3. ouverture : je suis donc en mesure d’apprendre la chose que je connais à d’autres qui ne la connaîtraient pas, ou de les conseiller sans les juger, sous-entendu parce que je ne me suis pas jugé lorsque j’ai appris par l’erreur.

La logique de l’estime de soi accepte l’erreur chez soi et chez l’autre et accepte que l’on apprenne de ses erreurs. La logique de la prétention ne l’accepte pas. A la place elle globalise : tout est blanc ou noir ; je suis le meilleur ou le plus mauvais.

Cette acceptation de l’erreur a deux conséquences majeures :

  1. elle fait apparaître la notion de modestie : je me suis trompé, je me tromperai, comme les autres ;

  2. elle fait disparaître la notion de jugement : je ne me juge pas, je ne juge pas les autres.

La logique de la  » prétention/dévalorisation de soi  » est donc d’une nature logique distincte de la nature de l’estime de soi. Il est donc nécessaire de mettre en lumière la confusion illicite des deux logiques.

Que veut dire travailler sur soi-même ?

Il est important de comprendre que la logique de l’estime de soi est d’une nature profondément différente d’avec la logique de la prétention. C’est aussi une logique différente de celle de la dévalorisation de soi. Cette différence de fondements explique qu’il soit si difficile, pour la plupart des gens de comprendre ce que veut dire  » travailler sur eux-mêmes « .

Cela signifie changer de logique :
— se pardonner ses erreurs à condition de vouloir en tirer des leçons,
— ne pas se juger et donc ne pas juger les autres, ce qui est le sens de la fraternité ou de la tolérance,
— se reconnaître à sa juste valeur, ce qui est le sens de la reconnaissance de la différence de l’autre.
C’est pour cette raison que travailler sur soi a un côté profondément décalé socialement, car aussi bien les prétentieux que ceux qui se dévalorisent attaquent les velléités d’émancipation.

Une déformation de la perception du monde Nous commenterons brièvement le second point selon lequel la dévalorisation de soi provoque une mauvaise perception du monde.

Généralement, on constate, chez les gens qui se dévalorisent, une ou plusieurs des tendances suivantes :

-1) s’attribuer des fautes que l’on a pas commises,

- 2) interpréter la colère des autres comme due à une faute sienne de nature inconnue,

- 3) se soupçonner d’être prétentieux et donc juger ceux qui ont de l’estime d’eux-mêmes comme  » prétentieux « ,

- 4) dévaloriser ses enfants en projetant ses propres échecs sur eux, en étant jamais satisfait de ce qu’ils accomplissent,

- 5) s’interdire l’action par peur de l’échec et condamner l’action chez l’autre taxé de  » prétentieux « ,

- 6) avoir une tendance au cynisme, voire au pessimisme, - 7) ne pas voir ce qu’on a fait ou pas fait, et donc avoir une tendance à fuir ses responsabilités, - 8) se réfugier dans une culpabilité artificielle, - 9) critiquer et devenir aigri, - 10) chercher des compromis individualistes a priori qui peuvent faire souffrir les autres sans que ces derniers n’aient rien demandé et sans que la personne se dévalorisant ne semble le comprendre,

- 11) s’accuser de tous les maux,

etc…

Le prétentieux lui exhibera l’autre face des mêmes travers :

  1. ne jamais s’attribuer de faute même quand il est évident qu’on les a commises,

  2. interpréter la colère des autres comme tout le temps due à leur nature de névrosés,

  3. critiquer les autres prétentieux comme n’ayant aucune raison de l’être et dévaloriser un peu plus les personnes qui se dévalorisent,

  4. dévaloriser ses enfants en projetant ses propres échecs sur eux, en étant jamais satisfait de ce qu’ils accomplissent,

  5. agir pour prouver aux autres que l’on a des raisons d’être prétentieux et critiquer l’action faite par les autres comme n’étant pas la bonne façon de faire,

  6. avoir une tendance au cynisme, voir au pessimisme,

  7. ne pas voir ce qu’on a fait ou pas fait, et donc avoir une tendance à fuir ses responsabilités,

  8. se réfugier dans une mégalomanie artificielle,

  9. critiquer et devenir aigri,

  10. chercher des compromis individualistes a priori qui peuvent faire souffrir les autres sans que ces derniers n’aient rien demandé et sans que la personne se dévalorisant ne semble le comprendre,

  11. accuser les autres de tous les maux,

  12. etc…

    On voit bien, dans cette double liste, l’incroyable similarité de nature entre la personne prétentieuse et celle qui se dévalorise.

    Encore une fois, le chemin de l’estime de soi est comme  » orthogonal  » à ces deux types de logique en miroir, ce qui explique que le  » virage  » soit si difficile à prendre pour beaucoup de personnes.

    La dérive néo-hédoniste

    Notre société française voue donc un culte à la dévalorisation de soi. Cela signifie qu’elle génère d’un côté des personnes socialement correctes qui ont une forte tendance à se dévaloriser, et d’un côté des personnes qui se valorisent excessivement, qui sont elles nettement moins nombreuses. Au sein de cette dernière catégorie, nous nous intéresserons à un groupe particulier : les  » rebelles « .

    Certes, on pourrait chercher les responsables d’une telle division dans un enseignement religieux qui, dans les générations passées, eut des tendances à vouer un culte à la culpabilité. Mais cela devrait rester du ressort des historiens car notre tâche actuelle est de vivre au mieux dans la société qui est la nôtre. Nous devons tenter de comprendre, mais si nous investiguons le passé dans le but de désigner des responsables dans le présent, nous ne soignerons pas notre société mais ne ferons qu’attiser une haine bien stérile. Les protagonistes des combats du passé étant morts depuis longtemps, nous avons déjà assez à faire avec les poids inconscients qu’ils nous ont légué pour ne pas raviver de manière artificielle leurs combats.

    C’est pourtant la démarche de certains courants para philosophiques ou politiques, qui voudraient restaurer un culte du plaisir individualiste et matérialiste comme une réaction au réel manque structurel d’estime de soi en France. Ces personnes tentent donc de mythifier le  » rebelle « , devenu  » rebelle jouisseur « . Divers articles de ce site traitent de cette mythification dans laquelle Jung verrait la valorisation d’un archétype de l’inconscient collectif français, dû au passé révolutionnaire de la France.Nous pensons qu’il s’agit d’une mauvaise réponse à un vrai problème français (celui de la dévalorisation structurelle de soi), car cette réponse s’articule sur le référentiel de la logique de la prétention et non sur le référentiel de la logique de l’estime de soi. Il n’y a donc qu’une apparence de progrès, mais aucun changement de logique. Nous ne pouvons donc espérer aucun changement de mentalités de la dérive néo-hédoniste.Le néo-hédoniste n’existe que dans son rapport conflictuel à l’autorité, mais non par lui-même. Il est archétype de rebelle et donc ne possède pas cette capacité d’ouverture que nous avons vu comme une conséquence de l’estime de soi. Il n’existe que  » contre « . Il marque la volonté de puissance d’un pôle minoritaire de la société (les prétentieux) sur le pôle majoritaire (ceux qui se dévalorisent), mais aucun changement de logique. Au contraire, le néo-hédonisme attise la bipolarisation haineuse de la société. En un sens, ce courant ne peut exister que dans des pays comme la France car il est consubstantiel de l’Etat à la mode française. C’est pourquoi il s’exporte mal.

    Conclusion

 Il convient de se demander ce que donnerait une estime de soi généralisée à une majorité de personnes d’une société. Personne pour le moment ne peut donner beaucoup l’éléments.

La tâche des philosophes de demain, si elle est encore possible, sera de rectifier cette approche bipolaire extrême de la société française, en fondant une nouvelle logique, base à la tolérance et au pragmatisme, signe d’une  » digestion  » de l’inconscient collectif français révolutionnaire. Car la véritable révolution est celle des esprits. Et elle ne semble pas pour demain, en tous cas en France.

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